L’ensemble de ces éléments qui encadrent le statut des ressources humaines de l’Instance mettent en exergue son importance dans la prise en compte des spécificités de ces ressources et l’accompagnement du déploiement des missions et attributions constitutionnelles et légales de l’Instance, notamment celles relatives à la proposition des orientations stratégiques de la politique de l'Etat en matière de prévention et de lutte contre la corruption et à la mobilisation des différentes composantes de la société contre la corruption, des missions confiées à l'Observatoire en matière d’approfondissement de la connaissance du phénomène de corruption et de ses manifestations et d’évaluation et de mesure d’impact des politiques publiques, en plus des missions dont le corps des Officiers de l’Instance est en charge pour mener les enquêtes et les investigations et pour rédiger les procès-verbaux. L’efficience et l’efficacité de ces missions reposent sur un tel statut particulier qui est basé sur le ciblage, la performance et l’atteinte des objectifs, avec comme garanties l'établissement de critères objectifs pour attirer et développer les compétences, leur assurer les conditions optimales de travail, les évaluer, suivre leurs réalisations et valoriser leurs capacités, avec une marge d'indépendance objective qui garantit un large champ d’action et la réussite de ce système.
Intervention de M. Mohamed Benalilou, Président de l’Instance, lors du séminaire...
Intervention de M. Mohamed Benalilou, Président de l’Instance, lors du séminaire...
Intervention de M. Mohamed Benalilou, Président de l’Instance, lors du séminaire...
Statement by Mr. Mohamed Benalilou, President of the INPPLC, during the 62nd Ses...
Dès l’entrée en vigueur de la loi 46-19, relative à « l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption », cette dernière a procédé à l’approbation de sa stratégie, qui puise son référentiel dans la constitution, les orientations Royales et les diverses dispositions de cette loi 46-19.
L’Instance a donc établi une stratégie intégrée qui définit la vision, des objectifs globaux, les axes stratégiques ainsi que les objectifs opérationnels qui se déclinent en des projets spécifiques et bien définis, avec un impact tangible sur l'accomplissement des missions de l’Instance et son rôle dans la prévention et la lutte contre la corruption.
La stratégie institutionnelle de l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption intervient à une étape cruciale du processus de consolidation de l’intégrité au Maroc. Cette phase est marquée par la nécessité pressante de passer d’une logique fondée sur la multiplicité d’initiatives nationales dans le domaine de la lutte contre la corruption à une logique de renforcement institutionnel des organes de gouvernance, chargés d’assurer la cohérence, l’encadrement et l’orientation des efforts nationaux vers la production d’un impact institutionnel tangible et durable.
Dans ce contexte de transformation, l’Instance Nationale de la Probité, de la Prévention et de la Lutte contre la Corruption présente sa stratégie institutionnelle quinquennale pour la période 2025–2030. Cette stratégie constitue un cadre structurant d’action. Elle ne se limite ni à un programme administratif, ni à un exercice procédural de planification. Elle est avant tout la traduction opérationnelle des Hautes Orientations Royales, visant à insuffler une nouvelle dynamique aux institutions de gouvernance, notamment à travers le renforcement de l’interaction avec les instances nationales chargées du suivi des réformes et des grands chantiers. Portée par cette vision, la stratégie traduit un engagement collectif fondé sur une volonté clairement affirmée :
• De repositionner l’Instance en tant qu’autorité de référence normative et d’orientation au sein du système national d’intégrité ;
• De faire passer l’intégrité du registre du principe éthique à celui de la pratique institutionnelle mesurable ;
• Et d’asseoir la relation entre le citoyen et l’Instance sur la confiance, la clarté et la crédibilité, en tant que capital institutionnel indispensable à la pérennité de l’action publique, et non comme un simple ressenti politique.